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Le Matin - Tendances Santé (23/01/11) Le Matin - Tendances Santé (23/01/11)

Savoir garder son calme

Convulsion, étouffement, chute sur la tête. On n'est jamais à l'abri d'une urgence. Et encore moins avec un enfant. Alors, comment échapper à l'angoisse dans de telles situations? Soyons clairs: c'est impossible! En revanche, certains réflexes peuvent être salvateurs. Raison pour laquelle, deux médecins passionnés de premiers secours, Frédéric Lador et Roch Ogier, viennent de sortir un petit guide* qui explique de manière très simple les gestes qui sauvent. Ils passent également en revue d'autres problèmes moins graves - vomissements, maux de tête ou encore fièvre - qui peuvent surgir dans la vie de tous les jours, tout en expliquant comment réagir.

«Notre objectif avec cet ouvrage n'est pas d'empêcher les parents de se rendre en urgence chez le pédiatre, assure le Dr Frédéric Lador. Mais de donner des éléments qui permettent de faire quelque chose en cas d'accident, le temps que les secours arrivent ou qu'ils amènent leur enfant chez le médecin.»

Ainsi, en cas d'extrême urgence, vous pourriez être appelé à appliquer l'ABC. Quèsaco? Il s'agit des premières actions à effectuer quand un enfant - ou un adulte d'ailleurs - est inconscient. Soit, dégager les voies respiratoires (Airway), évaluer la respiration (Breathing) - et, le cas échéant, faire du bouche-à-bouche, - puis effectuer, si besoin, un massage cardiaque (circulation). Et, bien sûr, appeler immédiatement le numéro d'urgence 144.

Autre situation, moins dramatique, mais relativement urgente, une dent cassée. «Dans ce cas, par exemple, il est important de savoir qu'il faut, dans la mesure du possible, récupérer le bout qui est tombé car le dentiste pourra peut-être le recoller», souligne le Dr Roch Ogier.

Savoir garder son calme

On dédramatise

Illustré avec humour par Mix & Remix, histoire de mieux faire passer le message, ce petit ouvrage ne remplace évidemment pas un cours de premiers secours. C'est d'ailleurs dans cet esprit que Frédéric Lador et Roch Ogier viennent également de lancer une nouvelle formation dans le cadre de leur école, FirstMed. «Nous avions envie de créer un cours où l'on insuffle un peu de légèreté. Quand on dédramatise, on apprend mieux et avec plus de précision, assure le Dr Frédéric Lador. Mais l'objectif fondamental reste toujours le même: savoir faire une réanimation et extraire un corps étranger.»

Toutefois, ces cours de premiers secours pour enfants ne sont pas obligatoires. Mais est-on pour autant un mauvais parent si on n'en suit pas un? «Non, assure le Dr Alessandro Diana, médecin responsable de la pédiatrie de la Clinique des Grangettes, à Genève. Ce type de cours est surtout utile pour calmer les angoisses. Il y a de très faibles probabilités que ce que vous aurez appris soit un jour utile pour sauver la vie de votre propre enfant. En revanche, plus de personnes connaissent les gestes de premiers secours, mieux c'est pour la collectivité. Ainsi, n'étant pas en permanence avec mes enfants, je sais qu'il y a statistiquement beaucoup plus de chances qu'ils soient secourus un jour par une tierce personne que par moi-même.»

Elle sauve un chien!

D'ailleurs, le Dr Alessandro Diana qui enseigne les premiers secours depuis plus de dix ans, a eu connaissance de plusieurs situations où ses cours ont été salvateurs. Ainsi une dame a pu réanimer l'enfant de ses voisins, victime d'une noyade. Une autre a sauvé le chien d'un agriculteur qui était en train de s'étouffer en raison d'un corps étranger. Comme quoi, les gestes qui sauvent peuvent être utiles en toutes circonstances.

Ça peut leur arriver

Une seconde d'inattention et c'est l'accident! Chaque année, de nombreux enfants - principalement âgé de moins de 5ans? - sont victimes d'événements qui peuvent tourner au drame. Voici les plus fréquents.

Brûlure

De nombreux enfants sont victimes de brûlures (plaque électrique, bougies, barbecue). Si elles laissent souvent des traces physiques, elles peuvent aussi entraîner de graves séquelles psychiques, en raison des cicatrices.

Que faire: Refroidissez rapidement la brûlure avec de l'eau fraîche et, selon la gravité de la lésion - tous les cas s'il s'agit d'une brûlure au 3e degré (peau carbonisée ou cartonnée) - rendez-vous aux urgences.

Attention! Ne mettez pas de glace directement sur la brûlure et ne percez pas les cloques.

Chute sur la tête

Les chutes sur la tête sont un classique chez les petits enfants.

Que faire: Appelez le 144 ou le centre d'information toxicologique au 145. Conservez les emballages ou un échantillon du produit absorbé pour le donner au médecin.

Attention! Des douleurs au ventre persistantes doivent faire suspecter une hémorragie interne (rupture de la rate).

Intoxication

Une intoxication peut se manifester de diverses manières: perte de conscience, trouble du comportement, problème respiratoire, vomissement, convulsion: ce type d'accidents est fréquent mais, heureusement, rarement mortel (1-2 cas par an).

Que faire: Surveillez et consultez un médecin si l'enfant perd connaissance (même brièvement) dans les 24 heures qui suivent l'accident, s'il a des maux de tête, des vomissements, des troubles du comportement ou de l'équilibre.

Attention! Ne pas faire vomir ou donner à boire sans avis médical.

Étouffement

Que faire: Encouragez-le à tousser. Si l'enfant a plus d'un an, pratiquez la manoeuvre de Heimlich qui consiste à se placer derrière l'enfant, puis à appuyer fortement sur le creux de son estomac, à l'aide des mains ou des poings.

Attention! Ne suspendez surtout pas un enfant par les pieds. Ne lui donnez pas non plus à boire, cela pourrait au contraire aggraver la situation.

De nombreux enfants s'étouffent en avalant de la nourriture de travers ou en portant un objet à la bouche.

Noyade

Les noyades sont fréquentes chez les enfants de moins de 4 ans. D'autant qu'ils ne crient pas et ne se débattent pas quand ils tombent à l'eau, et coulent rapidement. De nombreux accidents se produisent également dans une baignoire, même peu profonde, avec des tout petits. Ces derniers n'ayant pas la musculature pour se redresser.

Que faire: Si l'enfant a perdu connaissance, dégagez les voies respiratoires, faites du bouche-à-bouche si besoin, ainsi qu'un massage cardiaque.





«Premiers secours pour les enfants»,

Ed. Médecine Hygiène


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Le Matin - Tendances Santé (13/09/09) Le Matin - Tendances Santé (13/09/09)

Prêt pour l'électrochoc Pascale Bieri

Un spot à la TV vante les bienfaits d'un défibrillateur . Mais est-ce vraiment utile d'en avoir un chez soi?

Une pub pour un défibrillateur, entre une nouvelle voiture et un yaourt bio... Est-ce bien sérieux? Actuellement, la société Procamed vante, en effet, les vertus d'un AED ou DEA (défibrillateur automatique externe) de poche, via un spot télévisé.

Si, aux Etats-Unis, de nombreux foyers possèdent déjà ce type d'appareils, prêts à intervenir au cas où quelqu'un, dans l'entourage, serait victime d'un arrêt cardiaque, chez nous, on n'en est pas encore là. Mais de toute manière, serait-ce vraiment utile?

Pourquoi cette pub?

«L'idée n'est pas d'inciter tout un chacun à acheter son propre défibrillateur, assure Mark Prohaska, directeur de Procamed. Mais nous voulons rappeler que n'importe qui peut être amené, un jour, à se retrouver dans la peau du sauveteur et qu'un défibrillateur permet d'augmenter les chances de survie. Il est donc important que le plus de lieux publics et entreprises en soient équipés.»

C'est Utile d'avoir un défibrillateur chez soi?

«Éventuellement, si l'on vit avec une personne à risque, estime Mark Prohaska. C'est comme un extincteur... En avoir un peut être utile, même si on espère n'avoir jamais à s'en servir.»

Toutefois, une très sérieuse étude américaine, qui porte sur 7000 individus ayant déjà subi un épisode d'infarctus, démontre que l'on ne sauve pas d'avantage de personnes équipées d'un défibrillateur à la maison, que celles n'en ayant pas... De nombreux accidents survenant durant le sommeil ou quand la victime est seule à la maison.

Comment ça marche?

C'est très simple. Il suffit de suivre les indications, orales et visuelles, données par l'appareil. Tous les AED fonctionnent grosso modo de la même manière. Évidemment, l'idéal serait de suivre une initiation pour ne pas être face à l'inconnu, le jour J. Le plus difficile étant de garder son calme.

défibillator

Mais en fait, à quoi ça sert?

A réaliser une défibrillation! Lors d'un malaise cardiaque, le coeur se met à battre de manière anarchique. On perd conscience et, si rien n'est fait, le coeur finit par s'arrêter par manque d'oxygène.

Un électrochoc peut, dans un certain nombre de cas, remettre les choses en place et permettre au coeur de retrouver un rythme cardiaque correct. «C'est un peu comme lorsqu'on appuie sur la touche reset pour faire redémarrer un ordinateur qui disjoncte», image le Dr Frédéric Lador, cofondateur de Firstmed, école de premiers secours à Genève.

Y a-t-il des risques?

Principal risque observé: tarder à appeler les secours parce qu'on est trop absorbé par l'utilisation du défibrillateur.

En revanche, il n'y a aucun risque d'envoyer une décharge non justifiée. L'appareil fait une analyse de la situation et s'il n'y a pas lieu de procéder à un électrochoc, il bloque.

Combien ça coûte?

Il faut compter en moyenne 3000 francs. Il existe différents types d'appareils AED, de qualité égale. «Toutefois, estime le Dr Lador, moins il aura de gadgets, plus il sera simple et rapide à utiliser.» C'est également ce que démontre une récente étude.

Dr Frédéric Lador,
médecine d'urgence Les gestes qui sauvent

Avoir un défibrillateur perso n'est actuellement pas recommandé, selon le Dr Frédéric Lador. En revanche, ce passionné en premiers secours milite pour l'installation de tels appareils dans des lieux publics stratégiques (aéroports, gares, piscines, grandes surfaces...) ou dans les entreprises. «Il est clairement démontré qu'ils permettent de sauver des vies.»

Autre élément fondamental pour le Dr Lador: la connaissance des gestes de premiers secours. «Le plus important, c'est de procéder à un massage cardiaque en attendant l'arrivée des secours, et d'utiliser un défibrillateur s'il y en a un à disposition. Si on ne fait rien, en comptant que le temps moyen pour l'arrivée d'une ambulance est de 10 minutes, il n'y a pratiquement aucune chance de sauver la personne.» Et, évidemment, la première chose à faire, c'est d'appeler le 144.

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logo dolce vita Dolce Vita - Télévision Suisse Romande (TSR) (28/01-01/02/2008)

Fil rouge : les gestes qui sauvent

Émission Dolce Vita du 28 janvier 2008 : le malaise cardiaque

Émission Dolce Vita du 29 janvier 2008 : le massage cardiaque

Émission Dolce Vita du 30 janvier 2008 : la défibrillation

Émission Dolce Vita du 31 janvier 2008 : l’étouffement

Émission Dolce Vita du 1er février 2008 : les hémorragies, les brûlures


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tribune de Genève Tribune de Genève (27/04/07)

«Premiers secours», un petit guide pour éviter les gros chocs Adelita Genoud

Coécrit par deux jeunes médecins, le manuel des gestes qui sauvent vient de paraître dans la collection SansBlabla.

Quels sont les symptômes d'un infarctus? Quels gestes adopter devant une personne inconsciente ou en cas de crise d'asthme? Frédéric Lador et Roch Ogier remettent la compresse en rééditant leur guide Premiers Secours. Cet ouvrage miniformat explique - dessins de Mix et Remix à l'appui - comment agir efficacement face à diverses pathologies. Pratique et condensé, l'ouvrage des deux praticiens donne non seulement d'utiles conseils, mais corrige quelques idées reçues.

Pris au hasard: Il ne faut jamais placer en position latérale de sécurité une personne qui ne respire pas. Ce geste pourrait lui être fatal. Ou vider l'eau des poumons d'un noyé (comme vous l'avez vu faire dans la série Alerte à Malibu ). Cette man?uvre est aussi inutile que dangereuse. Car dans la plupart des cas, les victimes n'absorbent que peu à pas d'eau. Attention, ce petit guide n'est pas un cours de médecine express. Préfacé par le responsable des Urgences de l'Hôpital cantonal, le docteur Bernard Vermeulen, il n'a qu'un objectif: enseigner les bons gestes en attendant l'arrivée des professionnels de la santé. Tous les numéros d'urgence y sont scrupuleusement mentionnés. Frédéric Lador et Roch Ogier, également fondateurs de l'école des premiers secours Firstmed ( www.firstmed.ch ), ont eu la bonne idée de recourir au service du créateur de Mix et Remix. Son intervention permet de dédramatiser et de ne pas trop céder à la panique en cas de suspicion d'incidents de santé graves. Petite mise en garde quand même, notée en préambule par les deux thérapeutes: l'ouvrage ne dispense pas de la formation de premiers secours. Et mieux vaut n'intervenir que lorsque les gestes qui sauvent sont bien maîtrisés. C'est en effet plus sage.

Note: "Premiers secours", Ed. Médecine et Hygiène


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logo le Matin Le Matin - Tendances Santé (05/09/05)

Défibrillateurs: Genève s'y met Pascale Bieri

INFARCTUS Trop de personnes, parfois encore jeunes, meurent d'arrêt cardiaque. En équipant les lieux publics d'appareils d'utilisation simple, on pourrait sauver de nombreuses vies.

Juste devant la caisse du supermarché, une étrange mallette. A l'intérieur: un défibrillateur. Grâce à cet appareil, vous, moi, n'importe qui pourrait un jour sauver une vie. Mais pour cela faudrait-il encore vivre en Autriche, en Angleterre ou aux Etats-Unis. «Ces pays sont en avance sur nous et installent des défibrillateurs dans la plupart des lieux publics», souligne le Dr Frédéric Lador, de Firstmed, école de premiers secours. Reste que, en Suisse, ça commence à bouger. Depuis cette année, par exemple, on trouve ce type d'appareil dans toutes les piscines publiques genevoises. L'Hôpital cantonal en a installé dans ses couloirs. Et de plus en plus de grandes entreprises en acquièrent un.

En cas de malaise cardiaque, il faut agir vite. Très vite. «Chaque minute compte, rappellent les Drs Frédéric Lador et Roch Ogier. Après dix-douze minutes - durée moyenne pour l'arrivée de secours dans une ville comme Genève -, les chances de survie sont de 2%!» Elles passent à 8% si on a pratiqué un massage cardiaque. En revanche, si le 144 est appelé immédiatement, que le massage cardiaque est pratiqué dans les premières secondes et qu'on peut utiliser un défibrillateur dans les cinq minutes suivant l'accident, les chances de survie peuvent atteindre 50%.

Pourquoi un massage cardiaque est-il insuffisant? «Parce qu'il ne permet pas de «relancer» le coeur, expliquent les deux secouristes. C'est toutefois très important de le faire, car on peut ainsi suppléer aux mouvements du coeur et continuer à irriguer le cerveau.»

Qui peut utiliser un défibrillateur? En principe, tout le monde. Il n'existe pas de législation. Mais il serait préférable de suivre un cours de trois heures pour se familiariser avec son utilisation. «C'est comme un extincteur. Mieux vaut savoir comment il fonctionne pour s'en servir efficacement le jour où...»

Idéalement, on devrait trouver ces appareils dans tous les lieux publics très fréquentés: cinémas, grands magasins, gares, etc. Comme c'est le cas dans les pays anglo-saxons. Les Drs Lador et Ogier militent pour cela. «Les choses commencent à bouger, se réjouissent-ils. Mais on est encore au début de cette aventure.»

Les Drs Frédéric Lador et Roch Ogier ont fait paraître un petit guide pratique et illustré avec des dessins de Mix et Remix: «Premiers secours», aux Editions Médecine et Hygiène.

image d'un manequin

Il suffit de suivre les directives audibles données par l'appareil pour l'utiliser correctement, expliquent les Drs Frédéric Lador et Roch Ogier. Photo © Salvatore Di Nolfi

10 000 victimes par an

En Suisse, une personne par heure fait un malaise cardiaque. Soit 8 à 10 000 personnes par an. C'est considérable. D'autant qu'il s'agit parfois de personnes encore jeunes. Le mode de vie - stress, sédentarité, mauvaise alimentation - est pour beaucoup dans l'apparition de maladies cardio-vasculaires! A tel point qu'on peut, sans difficulté, dresser le profil type d'un individu à risque: un homme de plus de 45 ans qui a du cholestérol, du diabète ou de l'hypertension, qui a trop de poids, qui fume et ne fait pas de sport. Les femmes ne sont pas épargnées par ce problème. Mais, en général, elles sont victimes d'arrêt cardiaque un peu plus tardivement que les hommes.

Un appareil à la portée de tous

Ce défibrillateur automatique externe peut être utilisé par tout un chacun. Il suffit de suivre les directives qu'il donne de manière audible. Allumez l'appareil et demandez aux personnes qui se trouvent autour de la victime de s'éloigner. Placez les électrodes sur le thorax de la victime, directement sur la peau nue. Ceux-ci vont analyser le rythme cardiaque. Si le défibrillateur perçoit un rythme cardiaque nécessitant un choc électrique, il va le délivrer. Dans le cas contraire, l'appareil reste bloqué et aucun choc n'est possible.

défibrillateur

Photo © Salvatore Di Nolfi


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logo le matin Le Matin - Tendances Santé (27/06/05)

Comment choisir sa trousse de secours Pascale Bieri

DÉPART EN VACANCES Avoir le bon matériel en cas de pépin, c'est important. Quelques conseils pour préparer le set SOS le plus adéquat pour vous.

Les vacances approchent. Et, ça y est, vous êtes dans les valises... Un vrai casse-tête. Mais une chose est sûre: la trousse de secours doit être du voyage. Pour certains, elle se limite à une bande velcro. Pour d'autres, c'est un sac à dos bourré de médicaments. Qui fait juste? "Il n'y a pas de réponses toutes faites, expliquent Roch Ogier et Frédéric Lador, médecins fondateurs de Firstmed, école de premiers secours. Tout dépend des destinations et des besoins spécifiques de chacun."

Dans le commerce, on trouve de sets tout prêts. Avec principalement des bandages et des pansements, quand ils sont vendus en grande surface. En pharmacie, un certain nombre de médicaments complètent généralement les trousses. Mais, quoi qu'il en soit, elles sont rarement complètes et/ou contiennent des produits inutiles. Avant d'en acheter une, examinez bien son contenu et rajoutez ce qu'il manque. Voire enlevez le superflu. "Une autre chose importante, c'est de rafraîchir ses connaissances dans les gestes de premiers secours, souligne les deux médecins, auteurs d'un ouvrage très pratique sur le sujet. Savoir faire un massage cardiaque quand on est confronté à une personne qui fait un malaise, c'est plus important que d'avoir du Bepanthen sur soi pour soulager une brûlure!"

Voici toutefois ce qu'il est conseillé d'avoir dans sa trousse de secours, selon les Drs Ogier et Lador.

"Manuel de premiers secours", Dr Frédéric Lador et Dr Roch Ogier, Editions Médecine & Hygiène

Matériel de base: Pansements de tailles différentes pour les égratignures et les petites blessures · Triangle de tissu pour couvrir les blessures ou faire une écharpe · Bandes élastiques: pour panser chevilles, poignets, genoux, etc.· Bandes de gaze · Ruban adhésif ou agrafes: pour fixer les bandes notamment · Ciseaux à bout rond: pour couper la gaze, les habits ou le ruban adhésif · Pincettes pour enlever les échardes · Gants en latex ou en vinyle · Désinfectant aqueux ou lingettes antiseptiques: pour désinfecter les plaies ou les mains · Couverture de survie · Paracétamol · Ibuprofen · Thermomètre · Antimoustiques · Produit pour traiter les piqûres.

Facultatifs mais utiles: Steri-Strip: pour la fermeture des plaies · Eau oxygénée 3%: pour nettoyer les blessures · Crème antiseptique: pour les brûlures · Epingles à nourrice: pour fixer les écharpes et les pansements · Spray ou compresses réfrigérants: pour les brûlures et les traumatismes.

A rajouter Pays à risques de tourista: Antidiarrhéique · Antinauséeux · Reconstituant de la flore intestinale. Si vous voyagez dans des contrées en voie de développement: des seringues: pour éviter les risques de contamination en cas de besoin d'injection.

Si vous pensez en avoir besoin: Laxatif · Comprimés pour le mal de gorge · Comprimés pour le mal des transports · Antihistaminique s· Collyre en monodose · Aspivenin.

Cas spécifiques: Suivant votre destination et/ou votre santé votre médecin peut vous prescrire par exemple: Des antibiotiques · Prophylaxie et traitement de la malaria · Etc.

image d'une pharmatie de voyage

«Avant de partir en vacances, il est conseillé de rafraîchir ses connaissances dans les gestes de premiers secours» Drs Frédéric Lador et Roch Ogier. Photo © Eric Aldag


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logo abe A Bon Entendeur - Télévision Suisse Romande (TSR) (14/06/05)

Test des trousses de premiers secours

Firstmed teste les trousses de premiers secours pour l'émission "A Bon Entendeur". Vous pouvez voir l'émission en consultant les archives d'ABE

En vacances, il n'arrive pas que des catastrophes. Une bonne trousse de secours et quelques notions de base suffisent.

Roch Ogier et Frédéric Lador, médecins et enseignants dans le domaine des premiers secours, et Christiane de Kalbermatten, pharmacienne, ont autopsié 18 trousses destinées à être glissées dans une valise ou dans le coffre d'une voiture.

Premier critère d'évaluation : la trousse elle-même. Idéalement, il ne devrait pas être nécessaire d'en vider tout le contenu chaque fois qu'il s'agit de chercher un sparadrap. Malheureusement, la plupart des modèles que nous avons évalués interdisaient par avance toute idée de rangement. De plus, aucune trousse ne prévoit de place suffisante pour qu'on puisse en compléter l'assortiment. Il est donc impossible d'y ajouter ses médicaments personnels. Enfin, dernier point de ce chapitre : la solidité. Sur ce plan, certaines trousses présentaient d'évidentes faiblesses d'ouverture et de fermeture.

Deuxième critère: la documentation. Posséder une trousse de premier soin est bien, encore faut-il savoir comment s'en servir. Idéalement, chaque trousse devrait contenir un descriptif de son contenu, un manuel de premier secours et un mode d'emploi pour chaque produit. Dans les faits, seules 4 trousses sur 18 remplissaient vraiment ces exigences.

Troisième critère : le matériel de soin qui compose la trousse. Le trio a inventorié le contenu de chaque trousse avec une précision d'apothicaire. Sur un maximum de 25 points, les résultats s'étalaient entre 5 et 19 points. Certaines trousses sont tout juste suffisantes pour soigner une égratignure.

Restait un dernier critère : le prix. Ce chapitre de l'évaluation incombait à la pharmacienne du trio. Christiane de Kalbermatten a estimé le prix de chaque élément qui composait la trousse et l'a comparé au prix de vente. Là aussi, les différences entre les trousses étaient très marquées.

Ces kits de soin sont en vente dans les pharmacies, mais aussi dans les grandes surfaces. Dans ce cas, elles ne peuvent contenir aucun médicament, seuls les pharmaciens sont autorisés à délivrer des médicaments de la liste B, ceux qui peuvent être vendus sans ordonnance. Cela dit, les trousses achetées en pharmacie n'étaient pas plus riches que celles proposées dans les supermarchés.

Voici les résultats du test en commençant par le moins bon. Insatisfaisantes. Trousse de premiers secours « bike » de la marque Flawa, CHF 41, à la Pharmacie principale, à Genève. Trousse de premiers secours First Aid, « Rollbag », CHF 31, à la Pharmacie principale, à Genève. Outre un très mauvais rapport qualité-prix, il manque beaucoup de choses à ces trousses pour être réellement utiles.

Dr Roch Ogier, Firstmed, Genève : « Ces deux trousses sont relativement chères. De plus, elles ne contiennent pas grand chose pour faire un pansement. En terme de documentation, on ne trouve pas de manuel de premier secours, ni la liste du matériel qui est à l'intérieur, ni de mode d'emploi des différents produits. Quelqu'un qui a peu de notions de secourisme peut se trouver un peu désemparé face à l'ensemble de ces produits dont il ne sait absolument pas quoi faire. »

Peu satisfaisantes. Pharmacie de loisirs Flawa, CHF 21, à la Pharmacie principale, à Genève Trousse First Aid « School » de la marque TatNka, CHF 12, chez SportXX. Modèle Leina-Werke Malteser, CHF 39,90 chez Manor. A noter que cette trousse est un peu mieux notée en raison de la qualité de son contenu, mais il est vendu beaucoup trop cher. Trousse First aid « Active » de Derma Plast, CHF 29,80, à la Pharmacie principale, à Genève. Elle est la seule qui présente un bon rapport qualité prix. Toutes ces trousses sont prévues pour être portées sur soi. De petites tailles, leur assortiment est donc forcément limité, mais surtout il est vendu au prix de kits beaucoup plus importants. Ensuite on passe à des trousses plus volumineuses, souvent destinées à la voiture. Satisfaisantes. Modèle Schnelle Hilfe, de Hansaplast, CHF 19,90 à la Coop Pharmacie de voiture « Maxi » de Flawa, CHF 71 à la Pharmacie Gros-Claude à Genève. C'est le modèle le plus cher de ce panel. Safety Box de Derma Plast, CHF 42,50, à la Pharmacie Gros-Claude à Genève Trousse First Aid Alpine de Tat Nka, CHF 49, chez SportXX.

Dr Frédéric Lador, Firstmed, Genève: « Si vous regardez le contenu de la plupart de ces trousses, il s'agit en fait d'un set de pansements, plus que d'une trousse de premiers secours. Il s'agit donc, pour certaines d'entre-elles, d'un très bon set de pansements, mais si on doit considérer les éléments nécessaires à l'établissement d'une trousse de premiers secours, il y a certaines lacunes, parfois grave dans certaines de ces trousses. »

Le groupe suivant obtient de meilleurs résultats, notamment en raison d'un prix plutôt attrayant par rapport au contenu de la trousse.

Christiane de Kalbermatten, pharmacienne, Genève : « Elles valent leur prix. Dans un sens, cela vaut quand même la peine de les acheter parce que, à l'unité, de toute façon, cela vaut plus cher. Il faut pourtant garder à l'esprit que ce sont des trousses de pansements et qu'il va falloir les compléter par divers médicaments. »

Satisfaisantes. Modèle First Aid de Derma Plast, CHF 29,90, à la droguerie Sanovit de Manor Genève Pharmacie de voyage de la marque Flawa, CHF 52, à la Pharmacie principale de Genève Trousse de premiers secours Akli, CHF 34,90, chez Carrefour Trousse de Secours Miocar, CHF 29, à la Migros [TSR] Enfin on arrive au groupe de tête. Les trousses qui vont suivre présentent le meilleur rapport qualité prix. Trousse de pansements Leina-Werke Tergo, CHF 19, 50 chez Jumbo. C'est l'une des moins chère de ce panel. Pharmacie de voiture « mini » de la marque Flawa, CHF 31,80, chez Sun Store Modèle Wallace Cameron, CHF 25, à la Migros Trousse de premiers secours Miocar, CHF 26, à la Migros. Son principal défaut : une boîte peu pratique.

Frédéric Lador : « Les meilleures trousses de notre test ont un contenant, une boîte qui n'est pas très attrayante. Il faut alors se fier plus au contenu. Il est important d'utiliser le contenu dans une trousse, qui sera cette fois plus grande, et qui aura effectivement quelques espaces libres pour être agrémentés des médicaments personnels de chacun des membres du cercle familial. »

En résumé, la meilleure chose est d'acheter les trousses les mieux classées, d'en transférer le contenu dans un sac plus pratique, que l'on complètera ensuite avec les médicaments que l'on utilise habituellement ou dont on pourrait avoir besoin en fonction de la destination du voyage. Le fait d'avoir une bonne trousse de secours ne vous dispense pas d'avoir des vaccins à jour et surtout de connaître le numéro d'urgence local. Dans les pays européens, ce numéro est le 112, il est gratuit et depuis n'importe quel portable.


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logo pulsation Pulsations - HUG (02/05)

A découvrir

Les gestes qui sauvent résumés en 64 pages: c'est la gageure réalisée par Frédéric Lador et Roch Ogier, fondateurs et formateurs d'une école de premiers secours, dont le siège est à Genève, en publiant, aux éditions Médecine & Hygiène, sous le titre Premiers Secours, un ouvrage simple et précis, facilement utilisable. Un manuel indispensable préfacé par le Dr Bernard Vermeulen, médecin responsable du centre d'accueil et d'urgences des HUG.


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logo femina Le Matin Dimanche - Magazine Femina - Rubrique Bien Etre (05/12/04)

Les gestes qui sauvent ! Suzy Soumaille

On peut toujours être utile face à la victime d'un malaise ou d'un accident. Deux jeunes médecins romands le rappellent dans un petit livre drôle et efficace consacré aux premiers secours. Les ados du cycle genevois vont adorer...

En France, si 20% de la population connaissait les notions de secourisme de base, on sauverait 10 000 personnes par an. Ce chiffre hallucinant est tiré d'une étude tout à fait sérieuse réalisée par la Croix-Rouge française en 2000. «En Suisse, une personne meurt d'un arrêt cardiaque par heure, indiquent les Drs Frédéric Lador et Roch Ogier, chercheurs et enseignants à la Faculté de médecine de Genève. Seuls 5 à 15% des personnes victimes d'un arrêt cardiaque vont s'en sortir. Or, il semble que l'on pourrait en sauver jusqu'à 30% si les gens maîtrisaient les premiers secours.»

En marge de leur activité universitaire, ces deux jeunes médecins de la génération de la série Urgences ont ouvert, il y a un an, une école de premiers secours à Genève. Ils délivrent, au même titre que les Samaritains, le certificat nécessaire à l'obtention du permis de conduire. Dans la foulée, ils viennent de publier un manuel, format CD et illustré par Mix & Remix, sur les gestes qui sauvent* en cas d'arrêt du coeur, étouffement, intoxication, brûlure, hémorragie, fractures et autres accidents de la vie. Dans ces cas-là, rien de tel que l'humour pour lutter contre la panique...

Chaque minute compte

Etonnamment, les gens n'ont pas toujours le réflexe de demander de l'aide en appelant le 144. Pourtant, soulignent les auteurs du livre, c'est la première chose à faire en présence d'une victime inconsciente (lire encadré). Mais, dans le meilleur des cas, l'ambulance n'arrivera pas sur les lieux avant six-huit minutes. Un délai qui, hélas, réduit fortement les chances de survie des victimes d'un arrêt cardio-respiratoire. D'où l'intérêt de connaître aussi le massage cardiaque. Depuis 2000, suite aux recommandations internationales, cette technique est au programme des cours de premiers secours. Avant cette date, en Suisse, seule la respiration artificielle était enseignée.

En prenant le relais de l'organisme, le massage cardiaque est indispensable en attendant l'arrivée des secours. En revanche, il n'aide en aucun cas à faire redémarrer le coeur. Seul un défibrillateur peut le remettre en route, en lui délivrant un ou plusieurs chocs électriques salutaires.

Pas question toutefois d'utiliser des palettes ou des «fers à repasser», à l'image du Dr Carter dans Urgences qui hurle «Chargez à 300!» avant de choquer ses patients. «Aujourd'hui, il existe des défibrillateurs automatiques très simples d'emploi qui font le même travail, expliquent Frédéric Lador et Roch Ogier. De plus en plus d'entreprises et de lieux publics s'équipent avec ce type d'appareil car les morts subites au travail et pendant les loisirs ne sont pas rares.»

Le défibrillateur automatique nécessite une courte formation (quelques heures) et coûte actuellement entre 3500 et 6000 francs. Déjà bien implanté aux Etats-Unis, toujours très boy-scouts dans l'âme, il commence à arriver chez nous. Signe qui ne trompe pas, l'été dernier, les festivals de Paléo et de Montreux étaient équipés d'un défibrillateur prêté gratuitement pour l'occasion. Les grands hôtels comme les grandes surfaces songent désormais à en acquérir un. A noter encore que l'appareil est obligatoire dans les vols long-courriers, mais pas sur les vols courts. Cherchez l'erreur...

A l'école aussi

Nul besoin d'être majeur pour apprendre à venir en aide à une personne en danger. Le canton de Genève l'a compris depuis longtemps en intégrant, il y a quinze ans, un cours de secourisme au programme du cycle d'orientation. Le petit livre concocté par les Drs Lador et Ogier a d'ailleurs tapé dans l'oeil du Service de la santé jeunesse genevois (SSJ) et de la Direction des cycles d'orientation genevois. Au point de le donner, dès 2005, à tous les élèves de 8e année.

«Cet ouvrage bien fait et très attractif tombait à pic car nous devions réactualiser notre ancienne brochure, se réjouit Françoise Sudan, coordinatrice de l'enseignement du secourisme au SSJ. Il sera distribué à la fin d'un cours de gym entièrement consacré à l'apprentissage des gestes qui sauvent. Le but est de susciter des questions chez les élèves qui seront ensuite discutées en cours de biologie.» Et d'ajouter que l'humour de Mix & Remix est un vecteur idéal pour expliquer sans tomber dans la leçon de morale.

L'enseignement des premiers secours aux ados de 14 ans - qui comprendra le massage cardiaque dès 2005 - ne se limite pas aux aspects purement mécaniques. Il s'inscrit dans une démarche pédagogique plus large. Au-delà des gestes spectaculaires qui rappellent Alerte à Malibu, il y a un message que les profs de biologie et d'éducation physique entendent faire passer: porter secours à autrui est aussi un acte de solidarité et donc de citoyenneté. Sans compter le côté valorisant du rôle de sauveteur. «C'est bon pour l'estime de soi, renchérit le Dr Claire-Anne Wyler, directrice adjointe au SSJ. D'un seul coup, les jeunes se rendent compte qu'ils sont capables de faire quelque chose pour les autres. Connaître les gestes d'urgence les sensibilise aussi au respect de l'intégrité de leur corps.»

Pour l'heure, seuls les élèves genevois bénéficient d'un apprentissage systématique des premiers secours. L'introduction de l'enseignement du secourisme à l'école est actuellement à l'étude au niveau romand.

* «Premiers Secours», par Frédéric Lador et Roch Ogier, Editions Médecine&Hygiène, 2004.
Ecoles de premiers secours: www.firstmed.ch ou www.samaritains.ch.

Les bons réflexes

1. Composer le 144: Appeler les secours lorsqu'une personne est inconsciente ou dans un état de conscience perturbé (sous l'emprise de l'alcool ou d'une drogue). Les professionnels qui sont au bout du fil vous assisteront, tout en vous demandant le lieu où se trouve la victime et des détails sur son état: respire-t-elle? saigne-t-elle? etc.

2. Si la victime est inconsciente mais respire encore, l'installer en position latérale de sécurité, la couvrir et la surveiller. Si elle ne respire plus, procédez à la réanimation sans attendre. Vous permettrez ainsi d'entretenir l'oxygénation de l'organisme et d'éviter des lésions irréversibles au cerveau. Continuez jusqu'à l'arrivée des secours.

3. Si un défibrillateur automatique est disponible, utilisez-le en suivant les instructions sonores et visuelles données par l'appareil.


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logo secourisme revue Secourisme revue (France)
Bulletin de l'Association Nationale des Instructeurs et Moniteurs de Secourisme - Lu et Vu pour Vous (09/04)

Premiers Secours

Un petit mémento original venant de Suisse sur la réalisation des premiers secours avec une information graduée sur les diverses situations, les diverses urgences que peut rencontrer toute personne dans ses diverses activités.

"Les 60 premières secondes, le top des bons réflexes"; toutes les situations sont analysées et expliquées: des croquis, des photos, des commentaires.

De Frédéric Lador et Roch Ogier ce manuel est réalisé d'une façon très pédagogique (...), les photos et les croquis sont de Marc Ninghetto et Mix & Remix.


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LE JOURNAL DU MEDECIN (Belgique) Bouquins (09/04)

Les premiers gestes, sans blabla! Carine Maillard

En 64 pages, les situations les plus courantes nécessitant des premiers secours sont abordées, de l'arrêt cardiaque aux hémorragies. Mais ce qui est le plus étonnant, c'est la première partie de l'ouvrage, intitulée "les 60 premières secondes". Premier conseil dispensé: face à une victime d'un malaise ou d'un accident, sécurisez les lieux et ne paniquez pas! Ensuite, c'est le cheminement au fil des questions qui se posent: la victime est-elle consciente ("si oui, passez à la page 33 si c'est un malaise, à la page 48 si c'est un accident"). Et le lecteur peut se laisser guider ainsi dans l'ouvrage, qui donne très sommairement les conseils sur les gestes à accomplir, et surtout sur la bonne manière de les accomplir. Mais aussi les moyens de reconnaître les types de malaises: crise d'épilepsie, d'asthme, attaque cardiaque, etc. Pas de paroles inutiles, les auteurs livrent très schématiquement les signes particuliers. Et rappellent à chaque page ou presque les numéros d'urgence de France, Belgique, Suisse et le numéro européen.

Les auteurs, deux médecins suisses, ont fondé et organisent des formations dans une école de premiers secours à Genève. Il va sans dire que, comme les auteurs le soulignent, ce petit livre n'est nullement destiné à remplacer les cours de secourisme, mais qu'il peut être une base avant de s'y inscrire. Un petit ouvrage très simple (simpliste?) qui est néanmoins à conseiller aux patients.


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tribune de genêve Tribune de Genève - Sélection Genevoise (01/09/2003)

Premiers secours: la concurrence qui blesse les Samaritains

Une société privée fait une entrée fracassante dans ce marché dominé par des bénévoles. Jérôme Faas

Qui dit cours de premier secours pense cours de Samaritains. C'est une idée reçue. "Cette association d'idées illustre le monopole tacite exercé par l'Association genevoise des sections de Samaritains dans le domaine des cours obligatoires pour passer le permis de conduire", avance Frédéric Lador, l'un des quatre jeunes médecins fondateurs de Firstmed. Car si depuis des années certaines auto-écoles dispensent aussi ce genre de cours, les Samaritains n'avaient pas réellement subi d'attaque en règle. Depuis le 1er avril, Firstmed investit le marché. Leurs cours coûtent 99 francs, le plus bas prix à Genève. Grâce à un partenariat avec les TPG, leurs élèves bénéficieront très prochainement de substantielles réductions sur les abonnements annuels. Le Touring club suisse est aussi de la partie. Bref, l'artillerie lourde est sortie. Le succès n'a pas tardé. A tel point que l'ouverture de nouvelles salles et la formation de nouveaux instructeurs sont à l'étude. En cinq mois, la jeune société est passée d'un à six cours mensuels. Près de 300 personnes ont déjà transité par ses services. Frédéric Lador s'est fixé un objectif en terme de fréquentation: atteindre le seuil de 1000 personnes par an. Ce qui représenterait, au bas mot, 20% d'un marché qu'il estime à 5000 personnes, alors que Pierre Maudet, président de l'Association des Samaritains, l'évalue entre 3500 et 4000 personnes. Le jeune patron de Firstmed ne nie pas qu'à terme, il espère "s'imposer sur le marché.

"Couteau entre les omoplates"

Du côté des Samaritains, on ne s'affole pas. L'association a déjà, par le passé, subit la concurrence de l'auto-école de la Servette, et n'y a pas laissé trop de plumes. C'est plutôt le sentiment d'avoir été trahi qui prédomine. "Nous sommes déçus que des gens formés par notre organisation soient partis en nous laissant le couteau entre les omoplates", réagit Pierre Maudet à l'évocation de Firstmed. "Ce que l'on déplore, c'est que des gens passent de la défense d'un idéal de santé à la mise sur pied d'une entreprise privée à but lucratif." Car les Samaritains genevois ne se contentent pas de dispenser les cours de premiers secours. "Ces derniers s'inscrivent dans une démarche globale. Le but est de promouvoir le cours de Samaritains, qui permet d'officier dans les concerts, les manifestations publiques. Cette vocation plus générale explique aussi le coût de nos cours (150 francs)." Mais si l'objectif des Samaritains est d'offrir une formation sanitaire à l'ensemble de la population, Frédéric Lador se défend de ne penser qu'en termes monétaires. "Nous avons écrit notre propre cours. Notre objectif consiste à ce que le cours de premiers secours ne soit plus une corvée. Lorsque je vois des jeunes en ressortir satisfaits, j'ai le sentiment d'avoir rempli ma mission." Les Samaritains, en partie tributaire du produit de leurs cours, sont-ils en danger? Pierre Maudet ne semble nullement effrayé, mais garde un oeil sur la situation. "Si nous observions une réelle baisse de fréquentation, cela pourrait effectivement mettre en péril les Samaritains." Dans la foulée, si le partenariat entre les TPG et Firstmed ne le choque pas, -"car j'assimile les TPG à une entreprise privée"- il reconnaît que si une institution publique venait à aider ce genre d'initiative, "ce serait gênant. Car nous sommes les seuls à pouvoir officier, par exemple, aux matches de football, où trente Samaritains sont toujours présents." Et par conséquent à offrir bénévolement un service à la société dans son ensemble.